Le TREC :
Technique de Randonnée Equestre de Compétition.

Cette compétition est composée de quatre épreuves distinctes.

Le parcours d’orientation et de régularité : P.O.R. après avoir étudié et recopié la carte avec l’itinéraire, le concurrent part avec pour objectif de valider tous les points de contrôle, gérer l’effort de son cheval en respectant les vitesses imposées. Diverses pénalités sanctionnent le parcours comme parvenir à un point de contrôle du mauvais côté.

Le parcours en terrain varié : P.T.V. qui offre 12 à 18 difficultés à vaincre, choisies parmi les 23 difficultés décrites par le détail, dans le règlement de la F.I.T.E ; permet de vérifier la maîtrise de la monture et sa capacité à passer des difficultés rencontrées en extérieur. Comme monter ou descendre un plan incliné à l’allure choisie, maniabilité, immobilité monté ou à pied… et le montoir…

La présentation du couple : nous ne sommes pas ici dans un concours d’élégance, le cavalier doit présenter sa tenue et le harnachement adaptés et entretenus. En cinq minutes il explique aussi son choix de matériel.

La maîtrise des allures : un jeu souvent proposé hors d’une compétition. Le galop et le pas sont notés, sur une longueur de 100 à 150m dans un couloir de 1m50. Le changement d’allure ou la sortie du couloir sont sanctionnées. Le galop doit être le plus lent possible, et le pas le plus rapide possible, naturellement on constate souvent, que le pas est demandé dos à la sortie et que l’on se retrouve donc au galop vers la sortie…

Deux amazones nous ont parlé de leur participation à cette épreuve, vous y avez vous aussi peut-être participé, dans le prochain numéro nous détaillerons chaque épreuve, avec photos, 100% amazones, tenue conseillée, technique… N’hésitez pas à vous rapprocher d’Isabelle Faugeras pour nous parler de vos expériences, nous souhaitons faire un dossier complet, et donner l’envie d’essayer quelques exercices si ce n’est de participer à un TREC.

Et plus particulièrement, concernant l’amazone

L’organisateur décide de la chronologie du TREC. En général on commence par la présentation du couple, le P.O.R, puis la maîtrise des allures. Le PTV a lieu après une coupure au déjeuner, mais il n’y a pas de règles établies.

Rappel important : Le port d’une protection individuelle céphalique aux normes en vigueur est obligatoire dès que le cavalier est en selle. En cas de port de chaussures sans talon l’utilisation d’étriers de sécurité est obligatoire ; le port du protège-dos aux normes en vigueur est obligatoire pour le P.T.V., la cravache de dressage n’est autorisée que sur la maîtrise des allures.

La présentation du couple : dure quelques minutes, où le cavalier explique le choix de son matériel et décrit son nécessaire de pharmacie, de maréchalerie, de sécurité et du matériel pour le cheval/poney. En équipe les couples sont souvent tous équipés de la même façon, ils pourront avoir s’ils sont quatre chacun une liste, un nécessaire. Pour les amazones on expliquera la présence d’un étrier sanglé à droite dont nous détaillerons la mise en place et son utilisation pour le montoir à droite et ou de la sacoche.

Le Parcours d’Orientation et de Régularité : à califourchon ou en amazone les qualités requises sont la facilité à lire une carte, la notion d’orientation, une connaissance de la vitesse de son cheval à toutes les allures pour rester dans les temps imposés et bien sûr une monture qui connaît l’extérieur, a un pied ferme et passe où l’on veut. Chaque concurrent dispose de 15 mn pour recopier son trajet en salle des cartes avant de partir. Au niveau club, le POR peut faire de 12 à 20 km ; le parcours peut traverser des champs, des villages, des rivières, … avec consignes à respecter, comme l’allure à certains endroits au franchissement « dangereux » mais le plus difficile reste la forêt où l’on perd vite ses repères. A partir du niveau Club Elite, la carte peut être remplacée par un trajet aux azimuths.
Des points de contrôles ((surprises)) émaillent le parcours pour vérifier le respect du trajet, et pour mesurer le temps mis pour parcourir chaque tronçon. Il est important de garder une certaine régularité dans les allures pour respecter la vitesse demandée par tronçon, qui varie habituellement entre 6 et 12 km/h. Pour rajouter un peu de piment, certains organisateurs posent des balises que l’on doit poinçonner ; il y a de vraies balises sur le bon trajet, et des fausses balises pour induire en erreur les distraits !

La Maîtrise des Allures : 100 à 150m selon le niveau de l’épreuve sont à parcourir au pas le plus rapide, et au galop le plus lent. Avant de s’engager au départ, trois essais sont possibles, dès que le couple est engagé il n’y a pas de possibilité de recommencer son départ. Toute irrégularité d’allure, de changement d’allure sont pénalisés, ainsi que la sortie du couloir. Le changement de pied en l’air n’est pas pénalisé. Un TREC se gagne sur la maîtrise des allures … donc un cheval bien cadencé et aux ordres sera nettement avantagé.
Pour obtenir la note maximale de 30 points au niveau national et régional sur une distance de 150m il faut faire 33s8 ou plus au galop; 67s et moins au pas au niveau national et 73s et moins pour le niveau régional. Au niveau départemental et initiation sur une distance de 100m, 21s et plus au galop et 48s2 et moins au pas. Vous obtiendrez 15/30 en parcourant sans faute les 100m pour le galop en 19s5 et pour le pas en 53s1.
Nous installerons sur notre site internet prochainement les côtes et barèmes des difficultés.

Le P.T.V. parcours en terrain varié offre un nombre variable de difficultés en fonction des niveaux, une douzaine en club. Le parcours est chronométré avec pénalités pour dépassement de temps. L’allure est imposée sur certaines difficultés, comme le passage de gué au pas. Le style et le calme comptent autant que le franchissement de la difficulté. Les PTV alternent en général trois types de difficultés (1/3 de franchissement en main, 1/3 de difficultés dynamiques « sautantes » et 1/3 de maniabilité), demandant du calme et de la concentration, en main ou en selle (maniabilité, plans inclinés, immobilité, montoir …) avec des obstacles naturel que l’on rencontre en extérieur (tronc, contre haut ou contre bas, slalom, …) qui « chauffent » le cheval. La combinaison la plus délicate que nous avons rencontrée était un tronc suivi immédiatement par l’immobilité en selle environ 15 mètres plus loin (en niveau Club Elite) … Autres exemples : les fameuses branches basses suivies de la maniabilité en selle, ou la barrière en sortie de slalom. On ne doit pas couper ses traces sur le PTV, le parcours est conçu ainsi en général, il donne la possibilité de bien préparer l’abord de la difficulté.

Nous insisterons sur les difficultés qui posent problème aux amazones, car pour l’instant rien n’est prévu dans le règlement. Le Directeur Technique National ainsi que le responsable TREC du C.R.E. Languedoc-Roussillon nous confirmant qu’ils ne pensaient pas changer les règlements en particulier pour la passage de branches basses évoqué car très pénalisant pour nous (la hauteur est calculée avec la toise du cheval où l’on rajoute 20 ou 30 cm selon le niveau de l’épreuve !)…

Le montoir à gauche ou à droite : le montoir se fait dans un cercle de 2m50 tracé au sol, le cavalier peut entrer dans la difficulté en main (les étriers doivent être remontés) ou en selle (le cavalier devra descendre et avoir les deux pieds au sol), le chronomètre s’enclenche lorsque le cavalier ou sa monture met un pied dans le cercle. Fautes de contrat : pied bougé ou sorti du cercle selon le niveau, volte (admise pour positionner le cheval pour le montoir), dérobé, refus (le cheval s’arrêt et pose un pied en arrière) erreur de parcours rectifiée. Les pénalités, dépassement de temps -1 point par seconde, étriers chaussés à l’envers, étriers non remontés cheval en main -1 point par faute. Brutalité et franchissement dangereux, -10 points. Le style entre en compte, légèreté de l’assiette, pied ne touchant pas la croupe, ne pas tomber dans la selle mais s’y asseoir.

Deux solutions connues à l’heure actuelle, l’étrier accroché à la fourche supérieure ou un étrier bouclé à une contre-sanglon côté droit il sera tout au long de l’épreuve accroché, ou clipé afin qu’il ne devienne pas un élément dangereux, ou rangé dans une sandwich-case bien connue de nos amies amazones de chasse ou une petite sacoche… Ceci n’est pas une invention en collectant informations, photos, et récits, Antonella Pautout a eu la gentillesse de nous répondre, comme Brigitte Veauvy avec cette belle photo, en nous transférant la photo de la sacoche d’étrier servant à ranger l’étrier utilisé par le valet qui ramenait le cheval de l’amazone à califourchon; sa réalisation : pour l’étrier accroché à la fourche supérieure il faudra prévoir une étrivière assez longue, photo ci-contre, une étrivière a été cousue afin que l’on puisse l’attacher à un contre-sanglon, au moment du montoir il faut le descendre le long du quartier, une fois les jambes dans les fourches, il est considéré que l’on arrête le chrono, si les juges étaient scrupuleux sur le règlement, restez à califourchon les étriers chaussés à l’endroit.

Branches basses en selle : en niveau Club Poney et Club, succession de trois branches (barres) placées à un intervalle de 2m, hauteur 30cm au-dessus de garrot du cheval ; en niveau Club Elite/Amateur même espacement mais hauteur 25cm au-dessus de garrot du cheval… Le choix de l’allure est important, car sont comptés comme faute, les ruptures d’allures, branches tombées, volte, dérobé, refus, erreur de parcours. Il vaut donc mieux opter pour le pas (-3points) ou le trot sans pénalité plutôt que le galop qui offre trois points si le contrat est rempli, mais qui ne vous apportera aucun point s’il y a rupture d’allure ou autre.
Les pénalités comme sur toutes les difficultés sont : porte manquée, pied sorti du couloir, brutalité, franchissement dangereux, (-10 points la pénalité), 1ère chute -30 points, 2ème chute 0 sur le PTV, erreur de parcours non rectifiée 0 sur le PTV.
Plusieurs solutions pour les passer, dans les niveaux clubs il n’y a pas de difficulté associée ou de pièges –comme un plan d’eau face aux branches basses en descente où le cheval sera un peu sur l’œil…, il faut donc passer sous les barres sans les toucher, que le cheval ne lève pas la tête intempestivement… . Couchée en avant nous fait atteindre une trop grande hauteur étant pliée sur notre genou au-dessus de la fourche, nous suggérons de se mettre à califourchon et se pencher en avant sur le côté droit, chausser l’étrier droit permet d’assurer une certaine stabilité, et plus dangereux mais tout de même efficace : se coucher en arrière avec un cheval fiable, et une certaine rapidité d’exécution, se coucher au dernier moment, se relever aussitôt sans perturber sa monture, le tout au pas ou au trot… Ne pas oublier que la notation varie selon l’allure d’exécution. 

Branches basses en main : le choix des allures est le pas et le trot uniquement, le cheval doit faire une progression régulière, avec des rênes détendues, le bout du nez du cheval ne dépassant pas la ligne des épaules du cavalier, il ne doit pas bousculer le cavalier et rester dans l’axe du dispositif.

Conduite à une main : la porte d’entrée est de 3m minimum de large, le piquet de contournement est à 15 – 20 mètres de l’entrée, le sens est indiqué sur ce piquet. Pas de difficultés particulières avec un cheval confirmé, rênes dans la main gauche, cravache dans la main droite le long du corps.

Maniabilité en selle ou en main : le couple doit parcourir au pas un couloir en forme de double U délimité par des barres. L’allure doit être régulière, et le passage des coins fluide. Attention aux effets de rênes qui chassent les hanches et poussent à la faute ! Un pied sorti du cavalier ou du cheval, un touché de la barre ou la chute de la barre, si elle est surélevée, entraînent une pénalité.

Le slalom : est constitué de 5 cônes espacés de 5 à 6 m, à passer de préférence au galop pour obtenir la note maximale. La rupture d’allure est pénalisée, attention à conserver la trajectoire, et bien encadrer le cheval entre jambe et stick.

Le trèfle : est constitué de 3 boucles à effectuer autour de bidons, dans l’ordre des lettres, et en respectant le sens de rotation – attention aux fanions ! La sécurité pour éviter toute pénalité sera d’évoluer au trot si votre cheval n’est pas à l’aise au galop à faux ou ne change pas de pied facilement …

La barrière ou la corde : demandent une bonne coordination et un cheval qui ne s’affole pas facilement. Une dragonne est utile pour tenir la badine pendant l’exercice.

En compétition, la note maximale est de 120 points sur le PTV si tout est franchi à l’allure optimale, sans pénalité. Il vaut mieux dans certains cas viser plutôt un 100 ou 110 en optant pour une difficulté (comme les branches basses) au trot…
Nous espérons que ces quelques informations vous donneront envie de découvrir cette discipline formidable et ludique, excellente pour le moral du cheval et de son amazone, qui se déroule dans une excellente ambiance !